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Open Source Experience 2021 – Récap’ du 2ème jour

Deuxième jour à OSXP

Je vous parlais plus tôt dans la semaine de ma première journée à OSXP.

Il est donc temps d’enchaîner avec la seconde ;-)

Comment contribuer à l’Open Source (ou pas) sans être éditeur de solutions Open Source

J’ai commencé la journée par un talk de Rémi VERCHERE, qui a fait un retour sur quasiment 20 ans d’expérience d’interaction, en entreprise, avec l’open source.

Ce que je retiens de son intervention, c’est surtout que les entreprises ont pris conscience au fur et à mesure de l’intérêt de l’open source, pour elles.

Quand il travaillait dans le domaine de l’embarqué en début de carrière, l’open source était vu comme un simple moyen de mise en conformité (mise à disposition du code modifié). Au fur et à mesure qu’il a changé d’employeurs, il a pu à la fois influencer (demander à l’entreprise de contribuer financièrement, accepter de laisser les employé en inter-contrat contribuer, …) et contribuer plus ouvertement.

Aujourd’hui, dans son entreprise actuelle, c’est marqué noir sur blanc dans son contrat de travail qu’il peut (doit?) contribuer aux logiciels libres et à l’open source.

Créer à partir de zéro un chabot opérationnel en 20 minutes avec Tock

Dans cette session, François NOLLEN nous a fait une démo live de la création d’un chatbot avec tock, totalement offline et en quelques minutes.

Si l’exemple montré en démo était assez basique, faute de temps, François nous a quand même montré tout un tas de piste d’amélioration pour le chatbot. C’était assez impressionnant de simplicité (intégrations multiples avec des providers tiers genre slack, twitter, etc) et de possibilités (apprentissage).

doc.tock.ai

SEXION d’ASSO (quiz)

Entre midi et deux, le tissu associatif du logiciel libre français a réalisé un quiz rigolo sur les assoss' elles mêmes. C’était très bon enfant et amusant de voir que ces gens sont liés depuis très longtemps.

Et surtout super intro en live de KPTN !

Cloud : enseignements tirés de mes (nos) échecs

Jonathan LE LOUS, Field CTO dans une grande ESN française, a commencé sa session par rappeler 2 choses en anglais :

I fail a lot

To be a master, you have to fail more often than the novice has tried

Grosso modo, dans son métier de consultant, beaucoup de paris qui ont été fait sur l’avenir se sont retrouvés être faux (la fin de VMware, l’ère du tout dans le cloud, l’hégémonie d’openstack, rien ne s’est réalisé).

Ce qu’il explique ensuite, c’est qu’à chaque fois qu’il a “échoué” (terme à prendre avec des pincettes), c’est parce que lui et son équipe étaient trop enthousiastes. Ils pensaient pouvoir gérer tout une nouvelle plateforme, un nouveau produit (eg. Openstack) avec une équipe de 5 personnes.

Sauf qu’il faut plus de 5 personnes et surtout, il faut d’abord casser les silos entre les devs (produit) et les ops, notamment via la communication et la collaboration.

Sans jamais le citer, je pense qu’il voulait parler des principes de devops mais je n’ai pas insisté ;-).

L’Open Source, « contributeur » essentiel au GreenIT

Table ronde avec :

  • Agnès CRÉPET - directrice Software Longevity & IT - Fairphone
  • Cyrille CHAUSSON - Rédacteur en chef - IT for Business
  • Richard HANNA - chargé de mission interministérielle Green Tech - Dinum
  • Tristan NITOT - Fondateur - Octet Vert
  • Véronique TORNER - Co-fondatrice et Co-Présidente - Alter way

Le maitre mot de la table ronde était de rappeler que le plus gros pour de GES dans le numérique (et les GES ne sont pas le seul problème) proviennent de la fabrication du terminal et de très loin.

Il est donc important de faire durer les terminaux le plus longtemps possible, notamment en lutant contre l’obsolescence programmée logicielle (aussi bien applicatives que OS).

Les speakers ont mis le doigt sur les éditeurs de logiciels qui refusent de continuer à maintenir les vieux terminaux

La loi de moore a créé une industrie de feignasses. On a des processeurs 100 fois plus puissants mais on ne fait pas 100 fois mieux pour autant ! – Tristan NITOT

Les intervenants ont également parlé de Planet tech care : une association dédiée à la sensibilisation et acculturation des acteurs, notamment l’entreprise, notamment via la mise à disposition d’outils open source.

J’ai un peu décroché quand ça a commencé à parler de The Shift Project

Comment accueillir plus de femmes dans l’écosystème libre? Éclairage scientifique & pistes concrètes

Lancelot PECQUET, maitre de conférence à Poitier et également auteur d’une enquête sur l’état de l’open source en France, nous a présenté la place des femmes dans l’open source, à partir de données scientifiques, psychologiques et éthiques.

Cette étude est partie d’un constat : il y a proportionnellement moins de dirigeantes dans les entreprises numériques du libre que dans la moyenne des entreprises numériques / startup.

La première question qui vient à l’esprit est “pourquoi ?”. La seconde, la grande question étant “Comment faire un numérique plus inclusif ?”, et plus particulièrement dans le libre ?

Car les enjeux sont multiples : éthiques, sociétaux, économiques (peut on vraiment se priver de 50% des talents ?).

En étudiant ce problème par le scope de code reviews, les chercheurs ont été capables de déceler des biais dans les deux sens. Dans tous les cas, connaître le genre d’un/d’une commiteur/trice affecte négativement la chance que la PR soit acceptée. Cependant, en fonction des cas (contributeur/trice interne ou pas au projet), les codes reviews étaient négativement OU positivement affectées (PR rejetée) si la contributrice est une femme.

On connaît également l’impact plus fort du syndrome de l’imposteur chez les femmes.

Les moyens connus pour combattre ces biais et ces stéréotypes consistent à mettre en avant des femmes qui réussissent dans la tech, des “role model”.

Bien sûr, ce n’est évidemment pas si simple. Il est nécessaire que les femmes puissent s’identifier aux roles models (et donc d’augmenter la diversité dans les role models) pour éviter l’effet de contraste, qui est contre-productif :

“ces femmes sont des wonderwomen, je ne me reconnais pas en elle donc je n’y arriverai pas”

Bref, il reste beaucoup de travail.

Exposants et village associatif

J’ai eu un discussion un peu trop courte mais intéressante avec quelqu’un de chez Prestashop (j’ai malheureusement oublié son nom désolé :-(…) sur les services de streaming en ligne et surtout sur le fait qu’ils utilisent ou non des codecs libres. Une vraie réflexion…

Je me suis fait “pinger” sur Twitter par Jean Couteau, que j’avais connu lors des RRLL avec Alliance Libre en 2020. Je suis donc allé le voir sur le stand de réseau Libre-Entreprise

Le réseau Libre-entreprise regroupe des entreprises à taille humaine ayant des spécialités proches ou complémentaires dans le domaine du logiciel libre. Toutes partagent les mêmes valeurs et modes de fonctionnement, basés sur la démocratie d’entreprise, la transparence et la compétence.

C’était une conversation vraiment très riche, j’ai pu apprendre plein de choses sur les SCOP, mais aussi d’autres modèles d’entreprises comme celles à participation ouvrière. On a parlé entreprise horizontale, transparence, salaire unique.

On a également échangé sur les leviers pour participer au libre en entreprise (mécénat, participation à des projets, hackatons, …). De quoi donner quelques idées :-).

Côté SIDO, j’ai rencontré la société Smile qui a présenté une petite maquette d’industrie 4.0 avec des machines connectées, des capteurs connectés, des serveurs open source, … et réalité augmentée pour aider le technicien qui remplace les pièces détectées comme usées.

Ca m’a fait sourire car c’est des choses que j’ai déjà vu (depuis longtemps) dans un contexte technique précédent ;-).

Globalement, j’ai profité de ce dernier jour pour l’imprégner de la bonne ambiance générale dans le village associatif, avec des gens ouverts et respectueux, à 1000 lieues de tous les clichés qui peuvent encore tourner…

A refaire !

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